La Fée Amoureuse

La Fée Amoureuse est un projet musical en duo sur la poésie de Forough Farrokhzâd, poétesse iranienne née le 5 janvier 1935 à Téhéran dans une famille de militaires, et morte le 13 février 1967 dans la même ville. Dans sa courte vie elle a écrit 5 recueils de poèmes : Captive, le Mur, la Rébellion, Une Autre Naissance, Croyons à l'Approche de la Saison Froide. Dans sa poésie, elle exprime l'amour, la sensualité féminine, ses souffrances, l'impossibilité d'aimer son bien-aimé, la vie captive de la femme iranienne. Elle faisait un grand pas en avant pour libérer l'expression des femmes. Faire évoluer le statut de la femme dans la société faisait partie de ses buts. Dans ses vers, nous retrouvons ce qu'est ressentir la flamme de l'amour nous brûler et devoir l'étouffer car, ne pouvant la partager, elle devient une souffrance qui nous consume et nous détruit. Nous savourons une délicate sensualité exprimée avec finesse, recouvrant et découvrant une passion puissante.

Le but de notre travail musical est d'ouvrir une fenêtre sur sa merveilleuse poésie, pour la faire découvrir et apprécier de tous. Nous avons choisi 15 poèmes parmi ses 5 recueils afin de vous en offrir l'interprétation musicale en langue persane.

Ecouter les musiques du projet :

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Voici les poèmes choisis pour la Fée Amoureuse avec leur traduction :

 Le cadeau - hédyé - هدیه

 

من از نهایت شب حرف میزنم
من از نهایت تاریکی
و از نهایت شب حرف میزنم
اگر به خانه من آمدی برای من ای مهربان چراغ بیار
و یک دریچه که از آن
به ازدحام کوچه ی خوشبخت بنگرم​

Je parle depuis l'extrémité de la nuit

Je parle depuis l'extrémité des ténèbres

Et je parle depuis l'extrémité de la nuit

Si tu viens chez moi, mon tendre, apporte-moi une lampe

et une fenêtre

que je puisse voir l'affluence de la rue heureuse

Le compagnon - djoft - جفت

شب می آید
و پس از شب ‚ تاریکی
پس از تاریکی
چشمها
دستها
و نفس ها و نفس ها و نفس ها ...
و صدای آب
که فرو می ریزد قطره قطره قطره از شیر
بعد دونقطه سرخ
از دو سیگار روشن
تیک تاک ساعت
و دو قلب
و دو تنهایی

La nuit vient

et après la nuit l'obscurité

après l'obscurité

les yeux

les mains

et les souffles et les souffles et les souffles...

et le bruit de l'eau 

qui coule goutte à goutte à goutte du robinet

Ensuite les deux points rouges

de deux cigarettes allumées

tic tac de l'horloge

et deux coeurs

et deux solitudes.

Captive - asir - اسیر

تو را می خواهم و دانم که هرگز

به کام دل در آغوشت نگیرم

تویی آن آسمان صاف و روشن

من این کنج قفس مرغی اسیرم

ز پشت میله های سرد تیره

نگاه حسرتم حیران به رویت

در این فکرم که دستی پیش آید

و من ناگه گشایم پر به سویت

در این فکرم که در یک لحظه غفلت

از این زندان خاموش پر بگیرم

به چشم مرد زندانبان بخندم

کنارت زندگی از سر بگیرم

در این فکرم من و دانم که هرگز

مرا یارای رفتن زین قفس نیست

اگر هم مرد زندانبان بخواهد

دگر از بهر پروازم نفس نیست

ز پشت میله ها هر صبح روشن

نگاه کودکی خندد به رویم

چو من سر می کنم آواز شادی

لبش با بوسه می آید به سویم

اگر ای آسمان خواهم که یک روز

از این زندان خامش پر بگیرم

به چشم کودک گریان چه گویم

ز من بگذر که من مرغی اسیرم

من آن شمعم که با سوز دل خویش

فروزان می کنم ویرانه ای را

اگر خواهم که خاموشی گزینم

پریشان می کنم کاشانه ای را

 

Je te désire mais je le sais

je ne te prendrai jamais dans mes bras

tu es un ciel clair et lumineux et moi

un oiseau captif dans cette cage.

Derrière ces barreaux sombres et froids

je fixe mon regard de regret sur toi

et souhaite qu'une main ouvre la porte

pour que je puisse m'envoler vers toi.

Je cherche un moment opportun

pour fuir cette prison sombre

en riant aux yeux du geôlier

pour reprendre la vie près de toi.

J'y pense mais je le sais

je n'aurai jamais la force de quitter cette cage

et même si le geôlier me laissait fuir

je n'aurais pas de souffle pour m'envoler.

De l'autre côté des barreaux

le regard d'un enfant me sourit chaque matin clair

et un baiser me récompense lorsque je chante de joie.

Ô Ciel ! Si un jour je décidais de fuir

cette prison sombre que pourrais-je dire

devant les yeux de cet enfant en larmes?

Laissez-moi car je suis un oiseau captif.

Je suis la lampe qui illumine une ruine

du feu de son coeur

si je décidais de m'éteindre

je détruirais une famille.

La vague - modj - موج

تو در چشم من همچو موجی

خروشنده و سرکش و ناشکیبا

که هر لحظه ات می کشاند بسوئی

نسیم هزار آرزوی فریبا

تو موجی

تو موجی و دریای حسرت مکانت

پریشان رنگین افق های فردا

نگاه آلوده دیدگانت

تو دائم بخود در ستیزی

تو هرگز نداری سکونی

تو دائم ز خود می گریزی

تو آن ابر آشفته نیلگونی

چه می شد خدایا …

چه می شد اگر ساحلی دور بودم؟

شبی با دو بازوی بگشوده خود

ترا می ربودم … ترا می ربودم

 Tu es à mes yeux comme une vague

rugissante, rebelle et impatiente

Le vent de mille souhaits séduisants

te conduit dans tous les sens à tout instant.

tu es une vague

tu es une vague et la mer d'envies ton habitat

les horizons colorés et troubles de demain

dépeignent le regard brumeux de tes yeux.

Tu es toujours en révolte contre toi
Tu ne connais jamais le repos
tu te fuis constamment
tu es ce nuage azuré et agité

Que se passerait-il mon Dieu
si j'étais une rive lointaine
si une nuit les bras ouverts
je te saisissais... je te saisissais...

 

Fugitive - ramidé - رمیده

نمی دانم چه می خواهم خدا یا

به دنبال چه می گردم شب و روز

چه می جوید نگاه خسته من

چرا افسرده است این قلب پر سوز

ز جمع آشنایان میگریزم

به کنجی می خزم

آرام و خاموش

نگاهم غوطه ور در تیرگیها

به بیمار دل خود می دهم گوش

گریزانم از این مردم که با من

به ظاهر همدم و یکرنگ هستند

ولی در باطن از فرط حقارت

بدامانم دو صد پیرایه بستند

از این مردم که تا شعرم شنیدند

برویم چون گلی خوشبو شکفتند

ولی آن دم که در

خلوت نشستند

مرا دیوانه ای بد نام گفتند

دل من ای دل دیوانه من

که می سوزی از این بیگانگی ها

مکن دیگر ز دست غیر فریاد

خدا را بس کن این دیوانگی ها

Mon Dieu je ne sais pas ce que je désire.
Je ne sais pas ce que je cherche jour et nuit
ni ce que cherche mon regard fatigué
ni pourquoi se déprime mon coeur passionné

je fuis mes connaissances
et me glisse dans un coin calme et sombre.
Je plonge mon regard dans le noir
et écoute mon coeur souffrant.

Je fuis ces gens qui en public se disent amis
mais qui en privé par leur bassesse
me lancent des calomnies

ces gens qui écoutent ma poésie
me sourient telles les fleurs épanouies
mais me traitent de folle infâme
dès qu'ils se trouvent entre amis

Mon coeur oh mon coeur fou !
toi qui souffres de ces aliénations
cesse de te plaindre de l'autre
cesse de commettre ces aberrations

La baignade - Âbtani - آبتنی

لخت شدم تا در آن هوای دل انگیز

پیکر خود را به آب چشمه بشویم

وسوسه می ریخت بر دلم شب خاموش

تا غم دل را به گوش چشمه بگویم

آب خنک بود و موجهای درخشان

ناله کنان گرد من به شوق خزیدند

گویی با دست های نرم و بلورین

جان و تنم را به سوی خویش کشیدند

بادی از آن دورها وزید و شتابان

دامنی از گل به روی گیسوی من ریخت

عطر دلاویز و تند پونهٔ وحشی

از نفس باد در مشام من آویخت

چشم فروبستم و خموش و سبکروح

تن به علف های نرم و تازه فشردم

همچو زنی که غنوده در بر معشوق

یکسره خود را به دست چشمه سپردم

روی دو ساقم لبان مرتعش آب

بوسه زن و بی قرار و تشنه و تب دار

ناگه در هم خزید ... راضی و سرمست

جسم من و روح چشمه سار گنه کار

Je me déshabillai par un beau temps
pour laver mon corps à l'eau d'une source
la nuit silencieuse me tentait de dire
le chagrin de mon coeur à l'oreille de la source.

L'eau était fraîche et les rides brillantes
m'entourèrent de joie en murmurant.
Elles semblaient attirer mon corps et âme
de leurs doigts doux de cristal.

Une brise se précipita de loin et versa
une jupe de fleur sur ma chevelure.
elle m'insuffla le parfum plaisant
et piquant du pouliot sauvage.

Calme et l'âme légère, je fermai les yeux
et glissai mon corps sur l'herbe fraîche et douce.
Comme une femme dans les bras de son amant
je me confiai totalement aux mains de la source.

Les lèvres tremblantes de l'eau
impatientes, assoiffées et enfiévrées embrassèrent mes jambes.
Soudain s'élancèrent contents et enivrés
mon corps et l'âme de la source pécheresse !


 

La solitude de la lune - tanhâiyé mâh - تنهایی ماه

در تمام طول تاریکی 
سیرسیرکها فریاد زدند: 
«ماه! ای ماه بزرگ ....»

در تمام طول تاریکی 
شاخه ها با آن دستان دراز 
که از آنها آهی شهوتناک 
سوی بالا می رفت 
و نسیم تسلیم 
به فرامین خدایانی نشناخته و مرموز 
و هزاران نفس پنهان، در زندگی مخفی خاک

و در آن دایره ی سیار نورانی، شب تاب 
دغدغه در سقف چوبین 
لیلی در پرده 
غوکها در مرداب 
همه با هم ‌‚ همه با هم یکریز 
تا سپیده دم فریاد زدند :
«ماه! ای ماه بزرگ ...»

در تمام طول تاریکی 
ماه در مهتابی شعله کشید 
ماه 
دل تنهای شب خود بود 
داشت در بغض طلایی رنگش می ترکید

Tout au long de la nuit,
les grillons crièrent :
"lune, Ô grande lune !"

Tout au long de la nuit,
les branches avec leurs longs bras
traversés par un soupir voluptueux
et la brise soumise aux ordres
des dieux inconnus et mystérieux,
Et mille souffles enfouis dans la vie secrète de la terre
et le ver luisant dans ce cercle mobile lumineux
et les fourmis dans le plafond en bois
et Leyli derrière le rideau
et les grenouilles dans l'étang
tous ensemble, tous ensemble
crièrent jusqu'à l'aube :

"Lune Ô grande lune !"

Tout au long de la nuit,
la lune s'enflamma sur la terrasse.
la lune était le coeur solitaire de sa propre nuit
sur le point d'exploser en sanglots dorés.

L'oiseau n'était qu'un oiseau - parandé faqat yek parandé boud - پرنده فقط یک پرنده بود

پرنده گفت : چه بویی ، چه آفتابی ، بهار آمده است

و من به جستجوی جفت خویش خواهم رفت

پرنده از ایوان پرید

مثل پیامی پرید و رفت

پرنده کوچک بود

پرنده فکر نمی کرد

پرنده روزنامه نمی خواند

پرنده قرض نداشت

پرنده آدم ها را نمی شناخت

پرنده روی هوا

و بر فراز چراغ های خطر در ارتفاع بی خبری می پرید

و لحظه های آبی را دیوانه وار تجربه میکرد

پرنده ، آه ، فقط یک پرنده بود

L'oiseau dit :
"Quel parfum ! Quel soleil ! Oh ! le printemps est là
et moi j'irai chercher ma compagne."

L'oiseau s'envola de la terrasse
comme un message s'envola et s'en alla.

Le petit oiseau
l'oiseau ne pensait pas
l'oiseau ne lisait pas les journaux
l'oiseau n'avait pas de dettes
l'oiseau ne connaissait pas les gens.

L'oiseau s'envolait
au dessus des signaux de danger
à la hauteur de l'insouciance
et les instants bleus
il les expérimentait follement.

L'oiseau, oh ! ce n'était qu'un oiseau !

La vie - zendegui - زندگی

آه ای زندگی منم که هنوز

با همه پوچی از تو لبریزم

نه به فکرم که رشته پاره کنم

نه بر آنم که از تو بگریزم

همه ذرات جسم خاکی من

از تو، ای شعر گرم، در سوزند

آسمان های صاف را مانند

که لبالب ز بادهء روزند

با هزاران جوانه می خواند

بوتهء نسترن سرود ترا

هر نسیمی که می وزد در باغ

می رساند به او درود ترا

من ترا در تو جستجو کردم

نه در آن خواب های رویایی

در دو دست تو سخت کاویدم

پر شدم، پر شدم، ز زیبائی

پر شدم از ترانه های سیاه

پر شدم از ترانه های سپید

از هزاران شراره های نیاز

از هزاران جرقه های امید

حیف از آن روزها که من با خشم

به تو چون دشمنی نظر کردم

پوچ پنداشتم فریب ترا

ز تو ماندم، ترا هدر کردم

غافل از آن که تو بجائی و من

همچو آبی روان که در گذرم

گمشده در غبار شوم زوال

ره تاریک مرگ می سپرم

آه، ای زندگی من آینه ام

از تو چشمم پر از نگاه شود

ورنه گر مرگ  بنگرد در من

روی آئینه ام سیاه شود

عاشقم، عاشق ستارهء صبح

عاشق ابرهای سرگردان

عاشق روزهای بارانی

عاشق هر چه نام تست بر آن

می مکم با وجود تشنهء خویش

خون سوزان لحظه های ترا

آنچنان از تو کام می گیرم

تا بخشم آورم خدای ترا!

O vie malgré toute ton absurdité,
je déborde de toi.
Je n'ai ni l'intention de briser mon lien
ni la volonté de fuir.

Toutes les particules de mon corps 
brûlent de toi, ô poésie fiévreuse !
Elles ressemblent au ciel clair
qui s'enivre du vin de jour.

Avec leurs milliers de bourgeons,
les églantines chantent ton hymne
chaque brise qui souffle dans le jardin
lui transmet ta salutation.

je te cherchai en toi
je ne te cherchai pas dans mes rêves.
je fouillais bien dans tes mains
et j'en suis devenue pleine de beauté.

J'en suis devenue pleine de chants tristes
J'en suis devenue pleine de chants joyeux,
pleine de flammes de désir,
pleine d'étincelles d'espoir.

Je regrette les jours où
je te traitais en ennemie.
J'imaginais ton charme absurde.
je te laissai, je te gâchai.

J'ignorais que tu serais toujours là
et que je serais éphémère comme l'eau courante.
Perdue dans la poussière maudite de la décadence
je poursuivais le chemin sombre de la mort

O vie, je suis miroir.
C'est toi qui remplis mes yeux de regards.
si la mort me regarde dans les yeux,
le visage de mon miroir se noircira.

Je suis amoureuse de l'étoile de l'aube.
Je suis amoureuse des nuages errants.
je suis amoureuse des jours pluvieux.
Je suis amoureuse de tout ce qui porte ton nom.

Je boirai avec mon corps assoiffé
le sang brûlant de tes instants.
Je prendrai un tel plaisir dans tes bras
que je provoquerai la colère de ton Dieu.

Sur Terre - rouyé khâk - روی خاک

هرگز آرزو نکرده ام

یک ستاره در سراب آسمان شوم

یا چو روح برگزیدگان

همنشین خامش فرشتگان شوم

هرگز از زمین جدا نبود ه ام

با ستاره آشنا نبوده ام

روی خاک ایستاده ام

با تنم که مثل ساقهء گیاه

باد و آفتاب و آب را

می مکد که زندگی کند

بارور ز میل

بارور ز درد

روی خاک ایستاده ام

تا ستاره ها ستایشم کنند

تا نسیمها نوازشم کنند

از دریچه ام نگاه می کنم

جز طنین یک ترانه نیستم

جاودانه نیستم

جز طنین یک ترانه آرزو نمی کنم

در فغان لذتی که پاکتر

از سکوت سادهء غمیست

آشیانه جستجو نمی کنم

در تنی که شبنمیست

روی زنبق تنم

بر جدار کلبه ام که زندگیست

یادگارها کشیده اند

مردمان رهگذر:

قلب تیرخورده

شمع واژگون

نقطه های ساکت پریده رنگ

بر حروف درهم جنون

هر لبی که بر لبم رسید

یک ستاره نطفه بست

در شبم که می نشست

روی رود یادگارها

پس چرا ستاره آرزو کنم؟

این ترانهء منست

دلپذیر دلنشین

پیش از این نبوده بیش از این

Jamais je n'ai souhaité
devenir une étoile
dans le mirage du ciel
ni devenir comme une âme élue
la compagne silencieuse des anges.
Jamais je n'ai été loin de la terre.
Jamais je n'ai été intime avec les étoiles.
Je reste debout sur terre avec mon corps
qui aspire comme une plante
le vent, le soleil et l'eau pour vivre.

Fertile de désir
fertile de douleur,
je reste debout sur terre
pour que les étoiles m'admirent
pour que les vents me caressent.

Je regarde par la fenêtre :
je ne suis pas l'écho d'un chant.
Je ne suis pas immortelle.
Je ne cherche pas l'écho d'un chant
dans le cri d'un plaisir plus pur
que le simple silence d'un chagrin.
Je ne cherche pas un nid dans un corps
qui est une rosée sur l'iris de mon corps !

Les gens de passage
ont tracé des souvenirs
en lettres noires d'amour
sur le mur de la cabane de ma vie : 
coeur fléché,
bougie renversée,
des points muets et pâles
sur les lettres croisées de la folie.

Chaque fois qu'un baiser
venait se poser sur mes lèvres,
une étoile naissait
dans ma nuit qui tombait
sur le fleuve des souvenirs.
Pourquoi donc souhaiter une étoile ?

Tel a toujours été mon chant,
doux et plaisant.

Dans le noir - miyâné târiki - میان تاریکی

میان تاریکی

ترا صدا کردم

سکوت بود و نسیم

که پرده را می برد

در آسمان ملول

ستاره ای می سوخت

ستاره ای می رفت

ستاره ای می مرد

ترا صدا کردم

ترا صدا کردم

تمام هستی من

چو یک پیالهء شیر

میان دستم بود

نگاه آبی ماه

به شیشه ها می خورد

ترانه ای غمناک

چو دود بر می خاست

ز شهر زنجره ها

چون دود می لغزید

به روی پنجره ها

تمام شب آنجا

میان سینهء من

کسی ز نومیدی

نفس نفس می زد

کسی به پا می خاست

کسی ترا می خاست

دو دست سرد او را

دوباره پس می زد

تمام شب آنجا

ز شاخه های سیاه

غمی فرو می ریخت

کسی ز خود می ماند

کسی ترا می خواند

هوا چو آواری

به روی او می ریخت

درخت کوچک من

به باد عاشق بود

به باد بی سامان

کجاست خانهء باد؟

کجاست خانهء باد؟

Dans le noir,
je t'ai appelé par ton nom.
Il y avait le silence et la brise
qui emportait le rideau.
Dans le ciel déprimé,
une étoile brûlait,
une étoile s'en allait,
une étoile mourait.

Je t'ai appelé par ton nom.
Je t'ai appelé par ton nom.
Toute mon existence 
comme un bol de lait
se tenait dans mes mains.
Le regard bleu de la lune
heurtait les vitres.

Une chanson triste 
comme une fumée
surgissait du pays des grillons.
Comme une fumée,
elle glissait sur les fenêtres.

Toute la nuit ici,
dans ma poitrine,
quelqu'un s'essoufflait de désespoir.
Quelqu'un te voulait.
deux mains froides le repoussaient.

Toute la nuit là-bas,
coulait une tristesse
des branches noires.
quelqu'un s'effondrait
quelqu'un t'appelait.
L'air tombait sur lui
comme un débris.

Mon petit arbre
était amoureux du vent,
du vent errant.
Où est la maison du vent ?
Où est la maison du vent ?

 


Un baiser - boussé - بوسه

در دو چشمش گناه مي خنديد 
بر رخش نور ماه مي خنديد 
در گذرگاه آن لبان خموش 
شعله يي بي پناه مي خنديد 
شرمناك و پر از نيازي گنگ 
با نگاهي كه رنگ مستي داشت 
در دو چشمش نگاه كردم و گفت 
بايد از عشق حاصلي برداشت 
سايه يي روي سايه يي خم شد 
در نهانگاه رازپرور شب 
نفسي روي گونه يي لغزيد 
بوسه يي شعله زد ميان دو لب

Dans ses yeux,
le péché souriait.
Sur son visage,
le clair de lune brillait.
Sur ses lèvres sans parole,
une flamme sans abri riait.
Je regardais ses yeux
avec honte et un désir muet,
avec mes yeux teintés d'ivresse, et il me dit :
" Il faut récolter les fruits de l'amour ! "
Dans le secret de la nuit plein de mystères, 
une ombre en embrassa une autre,
un souffle glissa sur une joue,
un baiser s'enflamma entre deux lèvres !

Une nuit - yék chab - يك شب


يك شب ز ماوراي سياهي ها 
چون اختري بسوي تو مي آيم 
بر بال بادهاي جهان پيما 
شادان به جستجوي تو مي آيم 
سرتا بپا حرارت و سرمستي 
چون روزهاي دلكش تابستان 
پر ميكنم براي تو دامان را 
از لاله هاي وحشي كوهستان 
يك شب ز حلقه كه به در كوبم 
در كنج سينه قلب تو مي لرزد 
چون در گشوده شد تن من بي تاب 
در بازوان گرم تو مي لغزد 
ديگر در آن دقايق مستي بخش 
در چشم من گريز نخواهي ديد 
چون كودكان نگاه خموشم را 
با شرم در ستيز نخواهي ديد 
يكشب چو نام من به زبان آري 
مي خوانمت به عالم رويايي 
بر موجهاي ياد تو مي رقصم 
چون دختران وحشي دريايي 
يكشب لبان تشنه من با شوق 
در آتش لبان تو ميسوزد 
چشمان من اميد نگاهش را 
بر گردش نگاه تو ميدوزد 
از زهره آن الهه افسونگر 
رسم و طريق عشق مي آموزم 
يكشب چو نوري از دل تاريكي 
در كلبه ات شراره ميافروزم 
آه اي دو چشم خيره به ره مانده 
آري منم كه سوي تو مي آيم 
بر بال بادهاي جهان پيما 
شادان به جستجوي تو مي آيم

Une nuit de l'au-delà des ténèbres,
comme une étoile je viendrai vers toi
sur les ailes du vent coureur du monde
je viendrai te chercher avec joie.

comblée de tendresse et d'ivresse
comme un beau jour d'été
je t'offrirai une jupe remplie
des tulipes sauvages de la montagne

Une nuit je frapperai à ta porte.
Ton coeur tremblera dans ta poitrine.
La porte s'ouvrira et mon corps agité
glissera dans tes bras chauds.

Dans ces instants d'ivresse
tu ne verras plus dans mes yeux la moindre trace d'évasion
tu ne verras mon regard enfantin
se disputer avec la pudeur.

Une nuit, si tu appelles mon nom
je t'inviterai au pays des rêves.
je danserai comme les sirènes
sur les vagues de ton souvenir.

Une nuit, mes lèvres assoiffées brûleront 
avec joie au feu de tes lèvres.
Mes yeux fixeront leur espoir
sur la destination de ton regard.

Une nuit, de Vénus la déesse enchanteresse
j'apprendrai les jeux de l'amour
comme une lumière née du ventre des ténèbres
j'allumerai un feu dans ton foyer

O toi, les yeux rivés sur la route !
c'est moi qui viendrai vers toi.
Sur les ailes du vent coureur du monde
je viendrai te chercher avec joie.

L'oiseau mourra - Parandé modanist - پرنده مردنی است

دلم گرفته است

دلم گرفته است

به ایوان میروم و انگشتانم را

بر پوست کشیده ی شب می کشم

چراغ های رابطه تاریکند

چراغ های رابطه تاریکند

کسی مرا به آفتاب

معرفی نخواهد کرد

کسی مرا به میهمانی گنجشک ها نخواهد برد

پرواز را بخاطر بسپار

پرنده مردنی ست

J'ai le coeur serré.
J'ai le coeur serré.

Je vais sur la terrasse
et je glisse mes doigts
sur la peau tendue de la nuit.

Les lampes de liaison sont éteintes
Les lampes de liaison sont éteintes
Personne ne me présentera au soleil
Personne ne m'invitera chez les moineaux.

Souviens-toi de l'envol !
L'oiseau mourra.

Le sommeil - Khâb - خواب

شب بر روی شیشه های تار
می نشست آرام چون خاکستری تبدار
باد نقش سایه ها را در حیاط خانه هر دم زیر و رو میکرد
پیچ نیلوفر چو دودی موج می زد بر سر دیوار
در میان کاج ها جادوگر مهتاب با چراغ بی فروغش می خزید آرام
گویی او در گور ظلمت روح سرگردان خود را جستجو میکرد
من خزیدم در دل بستر
خسته از تشویش و خاموشی
گفتم ای خواب ای سر انگشت کلید باغهای سبز
چشمهایت برکه تاریک ماهی های آرامش
کوله بارت را به روی کودک گریان من بگشا
و ببر با خود مرا به سرزمین صورتی رنگ پری های فراموشی

Sur les vitres sombres,
la nuit se posait en douceur
comme des cendres fiévreuses.
Le vent fouillait de fond en comble
les formes des ombres
dans la cour de la maison.
La spirale du nénuphar déferlait
sur le mur comme une fumée.
Le magicien clair de lune
rampait lentement parmi les pins
avec sa lampe peu éclairante
comme s'il cherchait son âme errante
dans la tombe de l'obscurité.

Je glissai dans le ventre de mon lit,
lasse de l'angoisse et du silence, et je me dis :
" O sommeil ! Tes doigts, clés des jardins verts !
Tes yeux, étang sombre des poissons du calme !
Ouvre ta sacoche devant cette enfant pleurante
et emmène-là au pays rose des fées de l'oubli !"

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